Présentation de la psychologie du sport (Le Bulletin INFOLYMPIQUES - mai 1999)
Vous avez tous en tête une compétition où vous avez perdu contre un adversaire inférieur. Vous avez joué en dessous de vos capacité et lui au dessus des siennes. Comme si vos attitudes mentales respectives avaient injustement fait basculer la logique.
Le monde est rempli d'anonymes exceptionnels qui, faute d'aptitudes à évoluer sou pression, n'ont jamais pu exprimer leur potentiel. S'ils avaient consulté un psychologue du sport, peut-être auraient-ils été reconnus.
A l'entraînement, nombreux sont les athlètes qui réalisent de meilleures performances que le numéro un . Mais le jour de la compétition, ils seront dépassés par celui qui est plus "musclé de la tête". Car l'arsenal des meilleurs renferme une arme supplémentaire : une confiance en béton.
L'athlète de haut niveau est une mécanique de grande précision, comme aime à le dire Claude Sarrazin, Docteur en psychologie du sport de l'Université de Montréal, c'est une véritable F1 où les réglages sont délicats à effectuer : "Si après une forme physique olympique, un régime calculé au raisin près, la technique, polie par des milliers d'heures de répétitions, la tactique sans faille, les performances restent en deçà des capacités, c'est que les émotions dérapent. Les dernières retouchent à l'éclosion d'un extraordinaire talent appartiennent dès lors au psychologue du sport. Cet entraînement mental va outiller l'athlète afin que l'esprit n'entrave pas l'expression du corps. En effet, l'esprit de l'athlète est bombardé par les attentes des sponsors, de la foule, de l'entraîneur et des parents. Le psychologue est présent pour construire un abri mental, une sorte de bulle étanche qui permet à l'athlète le jour de la compétition de se préserver de ce qui pourrait le détourner de son objectif pour jouer comme il en est capable" (Wayne Halliwell, Docteur en psychologie du sport de l'Université de Montréal).
Voici quelques matériaux nécessaires à sa construction : le culte du présent, les rituels, l'imagerie mentale, la relaxation et le discours intérieur.
Le psychologue du sport ne change pas le fer en or. Mais il aide l'athlète à se réaliser dans le sport, de devenir un "être - athlète". Car une amélioration du quotidien chez le sportif s'accompagne d'une amélioration dans la compétition et réciproquement.
Jean - Cyrille LECOQ
Psychologue spécialisé dans le sport
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